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 9 Janvier 2010 - Philippe au Trail Blanc de Serre-Chevalier : découvrez le récit de sa course

La semaine précédant la course, un épisode neigeux important a traversé la France et bien sûr les Alpes, ce qui annonçait des conditions pour le moins difficiles. Cela se vérifia par la suite…. Départ de Vic-Sur-Cère le samedi matin pour Briançon, avec Laurent un ami, arrivée à Villeneuve, commune de Serre-Chevalier.
Nous discutons un moment avec Dawa Sherpa, que nous avions déjà rencontré à la première édition de l'Oxygen Challenge. Un gars exceptionnel, qui nous laissera toujours cette sensation de simplicité, gentillesse et surtout quelqu’un d’abordable malgré sa célébrité, à mon avis trop limitée, au seul milieu de la course à pied.
Dimanche matin, après une bonne nuit reposante, en route pour la ligne de départ. Il a neigé cette nuit, ajoutant encore de la neige fraîche à une couche déjà trop tendre à mon goût…
8h45, le départ est donné. Les 600 coureurs présents s’élancent et un premier beau raidillon nous fait monter en température. Je pars prudemment, même la marche est délicate car il n’y a aucun appui possible et chaque pas est différent, il y a entre 60 et 80 cm de neige... Les kilomètres s’enchaînent, je ne sais pas me situer parmi les concurrents mais ce n’est pas important. Plaisir avant tout !

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Il est presque impossible de courir en montée tellement la neige est fraîche, seules les descentes sont un pur moment de plaisir. La neige amortit les pas et on peut se lâcher. Malheureusement, cela ne dure pas, même sur le plat, l’effort est immense. Il gèle, l’embout de ma sacoche se transforme en glace, il faut tirer dessus toutes les 5 minutes, sinon c’est la panne ! Les single tracks en forêt sont également une épreuve difficile, pas de largeur et on s’enfonce dans la poudreuse Les 5 derniers kilos sont un calvaire, les crampes commencent à me titiller, et pour la première fois dans l’intérieur des cuisses.

J’entends la sono, l’arrivée est là, 200 m avant l’arrivée, une petite bosse sur 5 m, et me voila planté là avec des crampes aux adducteurs des deux jambes, impossible de bouger, on m’aide à repartir, je passe l’arrivée satisfait d’en terminer. Après l’effort, le réconfort : la soupe de légumes est un vrai régal, ainsi que le repas d’après course !

Une organisation au top, un trail à conseiller, mais attention, il faut être costaud ! Je finis 89 au scratch et 19° V1, content de moi et surtout d’avoir participé d'après l'organisateur, à l’édition la plus difficile depuis la création de ce trail!

 6 décembre 2009 – Carine à la Sainté-Lyon : découvrez le récit de sa course

Pourquoi je me suis inscrite sur ce type d'épreuve?
Parce que je n'ai jamais couru de nuit, ni même cette distance (69km et 1300D+). Parce que les conditions peuvent être difficiles début décembre, parce que comme beaucoup de coureurs j'avais envie de voir ce dont j'étais capable, pousser un peu plus loin mes limites, pas pour les autres mais rien que pour moi. Parce que j'ai envie d'aller encore un peu plus loin, comme beaucoup, mais je ne veux pas griller les étapes, alors j'augmente la difficulté, petit à petit.

Pourquoi la SaintéLyon ?
En premier parce que c'est la doyenne des courses d'endurance (depuis 1951), une course mythique : je voulais voir ce chemin de lumière se dessinait devant mais aussi derrière moi! Pour l'atmosphère qu'il y règne, pour le contraste du silence de la nuit et des pieds qui tapent le sol, pour l'avoir fait au moins une fois !

Je me suis donc inscrite en juillet dernier, ce qui me vaut le dossard 325, dossard que j'ai récupéré juste après Martine Volay et son compagnon Christian, qui on fait la course ensemble, quelle belle preuve d'amour que d'attendre son ami alors qu'elle est capable de mettre 3 heures de moins.

J'ai préparé mon sac et mes affaires de course à Dijon mais sur place je les vérifierai au moins 3 fois... non je ne stresse pas !!!
23H00 : je m'habille, enduit mes pieds de crème anti frottement, je n'oublie pas mes guêtres, mon dossard, ma puce, et d'embrasser mes 2 autres puces venues m'encourager: Neela et Anthony !
23H30, je vais rejoindre Alex sur le stand de l'Oxygen Challenge, quelques mots d'encouragements de sa part et je rejoins le sas de départ !
Je suis aux anges, je suis enfin sur le départ de cette course, autour de moi, des coureurs qui ont le même but que moi: passer la ligne d'arrivée. La pression monte, la musique de U2 rententit...
Le départ est donné à minuit, je mettrais pas loin de 6 mn pour passer la ligne de départ! Je crois que nous sommes pas loin de 5000 à prendre le départ en raid individuel.
Je me sens bien alors je déroule tranquille et profite des 6km de bitume plat pour doubler quelques personnes. Je passe le 1er ravito à la 2965ème place et ne m'arrête pas car il y a trop de monde et je suis partie pour faire un maximum en autonomie.
Sur les ravitos je ne m'arrêterais que pour un verre de coca, regarder le road book et m'étirer un peu, sur la fin je craquerais pour des Tuc.
La SaintéLyon, c'est un parcours illuminé par les frontales des coureurs mais c'est aussi de la boue, des pierres glissantes qui rendent les descentes difficiles, et surtout de la boue.
Cette année le temps est doux, ni pluie, ni brouillard, j'ai de la chance pour une première participation.
Le ravito de Saint Genoux (34ème km) m'a marqué car il est dans une grange et on retrouve à l'intérieur beaucoup de coureurs assis, enveloppés dans leur couverture de survie, attendant la navette pour les ramener sur Lyon.
Les visages sont marqués, les regards hagards, dur pour le moral, je ressors très vite et décide de marcher afin de ne pas m'arrêter, de toute façon cela monte raide !
Le ravito de Soucieu en Jarrest (45ème km) sera le début d'une fin difficile. Même si je ne pense pas à l'abandon, je ressens les débuts de crampes et je commence à avoir faim!!! Il est 6H du matin et les boulangeries sentent bon le pain et les croissants! Pas bon pour moi les viennoiserie, je préfère un gel énergétique !!!
Jusqu'à la montée de Sainte Foy (synonyme d'arrivée à Lyon et de finish à 10km) ce sera alternance de marche et de course. J'ai l'impression de me faire beaucoup doubler alors qu'en réalité je gagne plus de 150 places au classement (beaucoup d'abandons). J'ai parfois relancé alors que mes jambes ne voulaient plus, c'est fou ce que notre corps est capable de faire.
La montée de Sainte Foy se fera en marchant, je relance dans la descente puis remontée sur Fourvière, je croiserai beaucoup de passants qui nous encourageront, cela me fait beaucoup de bien, je commence à réaliser que je vais bientôt passer la ligne d'arrivée.
Quelques pavés et escaliers plus tard, je me retrouve sur les quais du Rhône pour les 2 plus longs kilomètres de ma vie. A partir de ce moment là, je crois que mon cerveau s'est mis en mode off, et j'ai avancé comme j'ai pu sans m'arrêter jusqu'à ce virage sur la gauche et ce gros boudin noir en forme d'arche indiquant l'entrée du Palais des Sports. Les gens de chaque côté de la barrière nous applaudissent, cela me motive pour une petite accélération, vraiment petite car je suis à bout! Les larmes commencent à m'envahir, j'arrive sur la ligne d'arrivée, je stoppe net ma course, et je cherche Vincent et mes enfants dans les gradins. Ils sont face à moi, tout en haut, et mes larmes ne cessent de couler tout en les regardant, grosse émotion.
Je suis heureuse d'avoir pu terminer cette course, de l'avoir finie en 9HOO (d'après mon GPS) comme je le pensais (j'avais dit entre 9H00 et 10H00) , et de finir 1995ème sur 3660. Cela me motive pour de prochaines aventures en 2010.
Ce qui m'a le plus amusé c'est d'avoir fini 30 secondes après un collègue sans jamais l'avoir vu (quand je vous disais que j'avais débranché mon cerveau !).
Ce qui m'a le plus déplu ce sont tous ces gels que l'on retrouve le long du parcours, mais aussi le nombre très élévé de participants.
Je remercie tous ceux qui m'ont donné des petits conseils afin que ma course se passe au mieux, tous les bénévoles et spectateurs pour leurs encouragements, le jongleur et ses balles lumineuses (c'était magnifique) et surtout Vincent qui m'a laissé du temps pour que je puisse m'entraîner, pour son soutien avant, juste avant et surtout après la course!

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 22 novembre 2009 – Carine au Trail du Bouton d'Or (21) : découvrez le récit de sa course

Départ à 8H00 ce matin de la maison, direction Ahuy (juste à côté de Dijon) pour la 2ème édition du trail du Bouton d'Or (nom du sentier d'une centaine de km en partie emprunté pour la course) avec ses 10 ou 23km. L'an dernier, le parcours était très roulant sans grosses difficultés, la preuve j'avais mis 2H01 pour faire les 22km !!!

Cette année, le parcours a 1 km de plus, il y a moins de route, et une bonne et longue montée. La course se fera en autonomie complète, tant mieux, il y en a marre de ces coureurs qui, sous prétexte que le chrono tourne, ne prennent pas le temps de jeter leur gobelet dans la poubelle ou près du ravito. Ils préfèrent jouer au Petit Poucet avec leur gobelet et autres gels, barres,... Pensez à ceux qui sont derrière vous et qui aimeraient faire une vraie course nature, sans détritus! Le parcours était plus dur et plus technique et surtout boueux... voire très glissant! Je suis restée tranquille dans les descentes par peur de me blesser, ce serait dommage à 15 jours de la SaintéLyon.

J'ai un peu souffert aujourd'hui, il n'aurait pas fallu grand chose pour que je ne prenne pas le départ, mais je suis partie et j'ai fini !!! Résultat: 148ème, 9ème de ma catégorie en 2H19'28".

J'ai fait beaucoup d'heureux sur la ligne d'arrivée: Vincent était présent avec les enfants 50m avant la ligne. J'ai donc pris Anthony et Neela par la main pour passer la ligne avec eux, ce qui a permis aux 2 coureurs derrière moi de me rattraper et de me doubler quelques mètres avant la ligne... la loi du sport... ce qui est encore moins sympa c'est que l'un des 2 a fait tomber Neela! Carton rouge pour ces 2 coureurs dont je ne donnerai pas le nom mais qui au classement sont placés juste avant moi...

 8 novembre 2009 – Carine au Trail de la Madone (21) : découvrez le récit de sa course

Lorsque nous nous sommes levés dimanche matin le froid et le brouillard étaient présents. Des copains d'Anthony, notre voisin, nous récupèrent devant chez nous, direction Velars. Nous récupérons nos dossards et retournons près de la ligne de départ. Beaucoup de triathlètes (Christophe et Franck) sont présents, coureurs sur route ou traileurs et certains font leur première course comme Nathalie et Fred. Je retrouve également Sophie et Rudy, Yvan, Rachel, JB et leur aîné, 4 crocos, coureurs de mon club.

Les 2 distances 8 et 14km avec 1 ou 2 bosses selon l'option choisie permettent à chacun de s'exprimer.

10H30, départ pour le 14 km avec un peu plus de 200 participants. Je suis Anthony et Momo sur les 2 premiers km, un single track ou il est difficile de doubler car le chemin est glissant, avec des racines et cailloux. Je vois s'éloigner mes 2 compagnons, en haut de la première bosse je ne les reverrais plus. Un charmant coureur m'encourage: il reste encore 10km!!! Je relance un peu mais me fais doubler par une féminine que j'avais craqué dans la 1ère bosse. Je la suis et petit à petit nous rattrapons d'autres féminines. Nous serons 6 à nous passer le relais de notre petite course à nous.

En haut de la Madone nous n'étions plus que 4, avant la dernière descente plus que 2, enfin d'après mon charmant coureur qui suivait notre petite course de près. Il me rattrape au dernier km et me prévient qu'une féminine n'est pas loin. Il m'encourage et se retournera pour moi jusqu'à la ligne d'arrivée. Je le remercie chaleureusement et félicite ma poursuivante.

Ce fut une belle course car très disputée (à notre niveau puisque les premières féminines sont arrivées bien avant nous) et mon chrono m'a indiqué 3mn de moins que l'an dernier (1H21'41'' et 10ème féminine). 3 ans que je participe à la Madone, je serai présente en 2010, pourquoi? Pour son parcours varié, son profil que j'adore et pour ses organisateurs sympathiques.

 12 octobre 2009 – Béatrice au Raid Amazones : découvrez le récit de sa course

Ayubowan* !

Pour la première fois, j’ai participé au Raid Amazones (8ème édition) au sein du team 22 « Scopex Harley Bretagne ». Nous terminons à la 7ème place sur 45 équipes.

Après 6 jours d’épreuves multisports, et sous une chaleur caniculaire (jusqu’à 36° à l’ombre), nous avons atteint l’objectif rêvé d’être dans le top 10. Un programme multisports nous a permis de se mesurer aux éléments naturels du Sri Lanka, jugez plutôt : Canoë Orientation 16 km, VTT 40 km entrecoupé de la montée du rocher du lion de Sirigiya Rock (1250 marches), Trekking avec escalade 15 km (585m dénivelé+), Course d’orientation, Tir à l’arc et Escalade, Canoë 20 km, VTT 40 kms soit un temps final de 8H34’40, à 46’48 de l’équipe vainqueur « Jetski Village » déjà leader du raid l’an passé… mais proche de la 5ème place. La chaleur était accablante, lors de la première épreuve VTT, j’ai bu 4 litres d’eau… et il y a eu des imprévus comme la pédale cassée où on a perdu au moins 4’ pour obtenir un vélo de remplacement, sans oublier le varan d’un mètre de long qui a sauté vers ma roue avant (j’ai dû le déranger sur son chemin)… Sandrine n’a pu l’éviter et à roulé sur sa queue, heureusement sans mal.

Les photos prises par les organisateurs (ZBO) ont sublimé l’évènement, ont précisé certains supporters… « on avait presque envie d’y être ».

On a reçu 373 messages d’encouragements et à la lecture chaque soir, on a pu mesurer l’engouement généré autour de nous… Un grand merci à tous nos sponsors sans lesquels nous n’aurions pas pu partager une telle aventure sportive et humaine, la population vit très modestement et n’était pas avare d’encouragement le long des pistes et routes (où parfois on oubliait de rouler à gauche). On a quand même pris le temps de lever la tête pour admirer les paysages traversés, rizières, villages où la pompe à eau centrale, rassemble les habitants sans parler des vaches, singes et éléphants rencontrés au détour d’un chemin. Le Sri Lanka regorge de richesses et à travers ce raid multisports, on a surtout croisé de nombreux sourires qui appellent beaucoup d’humilité…

Ayubowan ! Istouti* à tous !

* Ayubowan signifie « longue vie » en cingalais. C’est le « bonjour et au revoir » des Sri Lankais.
* Istouti = merci en cingalais

 11 octobre 2009 – Carine au Roc d'Azur : découvrez le récit de sa course

WE à Fréjus pour le Roc d'Azur

18h45, mercredi 7 octobre, voiture chargée à bloc avec mille précautions pour mon superbe vélo qui a été offert à chaque ambassadeur lors de notre WE de septembre, Neela et Anthony attachés dans leur siège auto, direction Frejus pour l'événement mondial du VTT: le Roc d'Azur.

JOUR 1
Après la plage, un petit tour au salon pour récupérer nos dossards.
Un petit coucou à Alex et Peter sur le stand de l'Oxygen Challenge, j'en profite pour présenter Vincent et mes 2 zouzous.

JOUR 2
Roc Marathon avec ses 83 km pour Vincent, Rudy, Christophe et Ludo et plage pour Philippe, Vincent S, Laurence, Anthony, Neela et moi !
Le midi je retrouve Alex et Laurent (Ambassadeur VTT) pour manger. L'occasion pour nous d'échanger un peu sur ce WE, de l'organisation, de notre prochain RDV, ce sera pour moi le 6 décembre pour la Saintélyon.

Un petit détour au stand Garmin pour discuter avec Fred. On tombe bien, Julien Absalon est également présent: un autographe pour Vincent et une photo avec moi. Merci Julien !

Petite discussion avec Laurent sur son épreuve de la veille, très technique dans les cotes.... Et les descentes! Petit tour sur le salon en attendant l'arrivée des garçons.

JOUR 3
Inscrits fin juin, Laurence, Ludo, Philippe et moi même partirons avec la dernière vague à 12h15 sous un ciel bleu et sous la chaleur! 52 km et 1300D+ pour la Rando Noire.
Nous voilà partis dans le massif des Maures. Un bouchon se forme très rapidement au petit pont, un deuxième au sommet de la bosse, juste avant le premier ravito. 10 km et je suis déjà tombée 2 fois: ah les cales auto... Au total j'ai du tomber une dizaine de fois, sans me faire mal et sans abîmer ma monture! Un sacré test pour mon vélo: le point négatif sera mon dérailleur, j'avais l'impression de conduire un vélo avec une boite auto: les vitesses passaient toutes seules!!! Voire je déraillais... (Un petit tour dans les mains de Fred chez Cycles Berry, et le problème sera résolu). Excepté le dérailleur, ce ne fut que du bonheur. Dans les montées je passais avec une facilité que je ne connaissais pas. Le poids plume du vélo étant un gros avantage. Pas mal au dos, ni à la nuque, une première pour moi. Un tout suspendu c'est énorme.
Côté ravito, je décerne le premier prix pour le 3ème, les footeux ont mis de l'ambiance.

Les 52km sont passés facilement, enfin les 50 puisque nous avons été déviés.
Je rattrape Philippe sur la plage, nous finirons par le chemin des douaniers. Cette année nous n'avons pas le bras de mer à traverser avec le velo sur le dos, merci les organisateurs !!!
On retrouvera Laurence et Ludo au stand lavage vélos, ils ont pris la version route et courte du parcours et sont donc arrivés un peu avant nous.
Une petite photo sur le stand de l'Oxygen Challenge et retour à la maison Astier pour notre dernière soirée.

Photo sur le stand de l'Oxygen Challenge   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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